Aller à la page d'accueil. | Aller au contenu. | Aller à la navigation |

 
Document Actions

4ème dimanche de Pâques - Année A

A l’écoute du berger
(P.Pierre Marmilloud)

« Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr, moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance »- Qu’il est bon d’entendre ces paroles du Ressuscité, aujourd’hui, le jour de prière pour les Vocations ! Il s’agit d’une question de vie, de vie en abondance, de vie éternelle dans un monde où ne manquent pas les dangers de mort.

Depuis Pâques nous méditons cette Vie Nouvelle offerte en Christ. C’est la prédication de l’apôtre Pierre, habité par le Souffle du Ressuscité, l’Esprit Saint. Il ne peut se taire, debout avec les onze autres apôtres, il fait une déclaration solennelle « ce Jésus que vous avez crucifié, Dieu l’a fait Seigneur »- Que mettre sous ce mot que nous employons volontiers, sans trop réfléchir ? le psaume répond : « Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer » Voilà notre foi, quelle est belle et simple, nous croyons en Jésus le Christ qui nous conduit en vérité vers la vie, au milieu de toutes les embûches/ les tentations qui ne manquent pas.

Vient une 1ère question : comment j’écoute la voix du berger ? Le Seigneur m’appelle par mon nom, chacun de nous est unique à ses yeux, il n’oublie jamais même les brebis égarées, il désire tellement que la vie gagne, que l’amour l’emporte, il va jusqu’à donner sa vie, dans cette bagarre pour la vie. La foi chrétienne est bien plus que des valeurs, elle est une marche de chaque jour, sous la houlette du Bon Berger, relié à tant de frères et sœurs qui ont choisi aussi d’écouter ce berger, de marcher résolument avec lui pour être des Vivants avec le Vivant.

Vient une 2ème question : cette marche à la suite du Berger, avec qui j’en parle ? Je pense à cette mère de famille qui a choisi de marcher avec le Christ, elle souffre de voir les siens, son mari, ses enfants et petits enfants vivre, au moins dans ce qui apparaît, sans lien avec le berger. Par amour et par respect pour eux, elle souffre de ce manque et s’interroge : «je me réjouis de ce que vit ma famille, l’entraide, l’attention aux autres, l’entente, c’est beau, mais marcher avec le Christ, c’est encore bien autre chose et je m’aperçois que je n’en parle pas, j’ai transmis des valeurs, ma relation au Christ, je n’en parle jamais, je me sens même incapable d’en parler » Voilà une vraie question pour nous aujourd’hui : parlons nous de notre chemin avec le Christ ? Il ne s’agit pas de discours et encore moins de propagande. Il s’agit de rendre visible le Berger et la vie en abondance qu’il offre à tous.

Vient une dernière question : après « comment j’écoute la voix du berger ? puis « cette marche à la suite du Berger, avec qui j’en parle ? » vient cette question : « qui va nous entraîner sur ce chemin ? » eh oui, nous n’avançons pas tout seul, il y a des obstacles, des résistances, qui va nous entraîner ? l’Esprit Saint est là, les frères et sœurs dans la foi, dans l’écoute du Berger, ne manquent pas ; le pape François, dans son message, ajoute « des prêtres amoureux de l’Evangile, capables d’être proches de leurs frères et d’être, ainsi, un signe vivant de l’amour miséricordieux de Dieu » Avec cet appel, il relaie la demande même du Christ à ses apôtres « Faites ceci en mémoire de moi ». Dans l’Eglise, il y a bien ce service, ce ministère, rendre visible le Berger, appeler à l’écouter, à marcher avec lui, à marcher ensemble. Prions, agissons pour que cet appel retentisse aujourd’hui dans notre communauté : tout ce tient « plus il y a de personnes qui écoutent le berger, marchent avec lui et en parlent, et plus il y aura des personnes qui écouteront son appel à le suivre dans le ministère de prêtres »

« Je suis venu pour que vous ayez la vie en abondance » Cette parole ne peut tomber dans les oubliettes, osons écouter le bon berger et répercuter son appel à le suivre, en particulier dans la vocation de prêtre.

Pierre Marmilloud